Critique : Ecriture, Mémoires d’un métier


Écriture, Mémoires d’un métier, de Stephen King (Le livre de poche)

J’ai lu ce livre il y a quelques années déjà, alors que j’écrivais des histoires dont je ne faisais rien et qui étaient à peine terminées. Ce bouquin sur l’écriture m’avait laissée dubitative. J’ai donc eu du mal à m’y replonger, mais la situation est différente aujourd’hui, puisque j’essaie d’écrire un roman pour de bon.

En fait, Stephen King ne peut pas s’empêcher de raconter des histoires. Si vous n’aimez pas ce qu’écrit l’auteur d’habitude, vous n’aimerez pas ce livre-là. Ce n’est en aucun cas un manuel d’écriture, mais plutôt une sorte de mélange des genres : il évoque sa vie familiale, son métier et donne des pistes pour l’écrivain débutant. Cela donne quelque chose d’agréable à lire. On a envie d’avancer, comme s’il y avait une sorte de suspense.

Il s’adresse à l’aspirant écrivain de telle manière qu’il donne envie d’essayer différents « trucs ».

Les deux Commandements Suprêmes pour lui sont : lire beaucoup, écrire beaucoup.

Ça me va (même si depuis que j’écris, je lis beaucoup moins de romans, allez savoir pourquoi). Il parle aussi de relecture et explique sa façon de procéder, ce qui est toujours bon à prendre car je trouve cette étape-là délicate, ne serait-ce que pour l’écriture de nouvelles.

D’un autre côté, ce bouquin est tellement mal organisé qu’on a du mal à y retrouver une info essentielle une fois qu’on a refermé l’ouvrage. Pas de table des matières, des chapitres à longueur variable (de quelques phrases à plusieurs pages). Trois avant-propos. Quatre parties principales : CV, Boîte à outils, Écriture et De la vie : un post-scriptum. Un dernier « chapitre » coupé en deux : Et qui plus est. Des annexes.

C’est un sacré bazar ! (ou plutôt, comme le dirait peut-être l’auteur : c’est un joyeux bordel !). Cela dit, on retrouve cette façon de faire dans ses romans (je viens de relire Ça et il part aussi dans tous les sens). Je me suis donc résolue à corner des pages ici et là, ce que je déteste faire.

Si vous vous lancez dans la lecture de livres qui vous aideront à écrire, je ne conseillerais pas de commencer par celui-là, mais plutôt par un livre plus basique, comme Écrire un roman et se faire publier, de Bob Mayer ou Mes secrets d’écrivain, d’Elizabeth George.

Ces ouvrages-là sont beaucoup plus clairs sur le travail à faire. Stephen King vient après, pour peaufiner, pour voir comment on peut s’en sortir dans différentes situations d’écriture. Et le plus important : il donne sacrément envie de s’y mettre !

Points forts :
passionnant si l’on apprécie un tant soit peu l’auteur (et son style)
– facile à lire, à la manière d’une histoire que l’on vous raconte
– format poche
– la technique y est distillée sous forme de trucs et d’exemples : je le mets dans la liste des points forts, car cela apporte un autre éclairage sur les descriptions, les dialogues, les personnages… Cela dit, on peut ne pas aimer cet aspect informel.

Points faibles :
– récit d’une façon de faire, des passages sur la vie de l’auteur qui n’intéresseront pas tout le monde
– organisation : difficile d’y retrouver une info

Note : 4/5

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